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Conférence – Margaux Lê « Influence d’un fond sonore rythmique sur le geste d’écriture: une piste pour la rééducation de la dysgraphie? »

Rendez-vous le 05 avril 2024 à 14h en salle de conférence au Pavillon Baudot

Margaux Lê a obtenu une bourse post-doctorale ILCB 2022 pour mener un projet sur les compétences rythmiques dans la dysgraphie avec Marianne Jover (PsyClé), Aline Frey (LNC), et Jeremy Danna (CLLE). Suite à ses études en Psychomotricité à l’Université de Toulouse, Margaux a commencé à étudier le traitement rythmique chez les enfants atteints de troubles neuro-développementaux (Trouble Développemental de la Coordination ou Dyslexie) pendant son Master 2 à l’Université de Toulouse, avec Jessica Tallet (ToNIC) dans le cadre du projet DYSTAC-MAP coordonné par Yves Chaix (ToNIC). Elle a continué à étudier les liens entre le traitement du rythme, la motricité et l’alphabétisation dans le développement typique et atypique pendant son Doctorat à l’Université de Poitiers sous la direction d’Eric Lambert et de Pauline Quémart. Dans la continuité, son post-doctorat vise à étudier les compétences rythmiques et l’influence du rythme sur l’écriture manuscrite chez les enfants dysgraphiques.

Résumé de la conférence :

De nombreuses études rapportent que l’écoute d’une musique rythmique permet de stabiliser les mouvements et d’améliorer l’apprentissage moteur. L’écriture, en tant qu’activité rythmique, pourrait bénéficier de ce type d’intervention mais peu d’études se sont intéressées à cette question. Par ailleurs, les paramètres de la musique (ex : le tempo), le niveau d’expertise en écriture ou encore la présence d’un trouble du neurodéveloppement pourrait venir moduler l’influence de la musique sur le geste graphomoteur. Dans une première partie, je présenterai une étude visant à évaluer les effets de différentes conditions sonores sur l’écriture d’élèves en début d’apprentissage (CE1) ou ayant automatisé leur écriture (CM2). Les résultats révèlent des effets différenciés de la musique en fonction du type de fond sonore et du niveau scolaire. Dans la deuxième partie, j’aborderai la question des liens entre troubles du rythme et dysgraphie et de l’intérêt potentiel des interventions musicales et rythmiques dans cette population.