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Bonjour à toutes et à tous,
J’ai le plaisir de vous annoncer que ma soutenance de thèse, intitulée « L’évaluation subjective de la situation d’apprentissage contribue-t-elle à l’apprentissage procédural perceptivo-moteur ? Etudes comportementales chez des enfants et des adultes avec et sans Trouble Développemental de la Coordination » aura lieu le jeudi 9 juillet à 14h dans la salle de conférence du 1ᵉʳ étage du Pavillon Baudot. La soutenance sera suivie d’un pot de thèse dans la cafétéria adjacente.
L’apprentissage procédural perceptivo-moteur (APPM) permet l’acquisition et la rétention à long terme de nouvelles habiletés motrices. Il est central dans la vie quotidienne et pour la rééducation, car il permet d’apprendre ou réapprendre des habiletés motrices et de gagner en autonomie. Il peut être étudié à travers l’apprentissage de séquences motrices et l’adaptation visuomotrice. Le développement typique et atypique de ces deux types d’APPM est caractérisé par une forte hétérogénéité inter-individuelle et inter-études. Cette thèse vise à mieux comprendre les différences inter-individuelles dans l’APPM, en étudiant la contribution de l’évaluation subjective de la situation d’apprentissage à l’APPM chez des enfants et des adultes avec et sans Trouble Développemental de la Coordination (TDC). L’influence du type d’APPM, de la phase d’apprentissage, de l’âge et du niveau moteur est également étudiée.
Pour cela, quatre études ont été menées : deux sur le développement typique (étude 1 et 2) et deux sur le Trouble Développemental de la Coordination (étude 3 et 4), dont une constituant un prérequis de validation d’un questionnaire d’évaluation des difficultés motrices. Deux tâches informatisées, évaluant l’apprentissage de séquences motrices d’une part, et l’adaptation visuomotrice d’autre part, ont été développées. Trois composantes de l’évaluation subjective – les connaissances explicites, le jugement d’amélioration et les ressentis liés à la tâche – ont été mesurées à l’aide de questions posées en fin de tâche.
Les résultats montrent que les trois composantes de l’évaluation subjective contribuent significativement aux deux types d’APPM. Cette contribution dépend du type d’APPM, de la phase d’apprentissage, de l’âge et du niveau moteur (études 1, 2 et 4). Concernant le type d’APPM, les connaissances explicites ont un effet globalement positif sur l’apprentissage de séquences motrices, mais un effet négatif ou nul sur l’adaptation visuomotrice (étude 1, 2 et 4). Concernant la phase d’apprentissage, la contribution des connaissances explicites et du jugement d’amélioration à l’APPM est inversée dans la phase d’automatisation par rapport aux phases liées à l’interférence (études 2 et 4). Concernant l’âge, il influence le degré de connaissances explicites, surtout pour l’adaptation visuomotrice, ainsi que les liens entre l’évaluation subjective et l’apprentissage de séquences motrices (étude 2). Enfin, le niveau moteur influence l’effet des connaissances explicites sur l’apprentissage de séquences motrices (étude 4), ainsi que les liens de l’APPM avec les jugements d’amélioration et les ressentis liés à la tâche, pour les deux types d’APPM (étude 2). Ces résultats ouvrent des perspectives pour mieux comprendre les différences inter-individuelles dans l’APPM et optimiser ses conditions d’apprentissage, notamment dans le cas du Trouble Développemental de la Coordination qui est caractérisé par un niveau moteur altéré.
Au plaisir de vous y retrouver.